Notre corps a besoin d'un apport suffisant en glucides pour fonctionner efficacement, même lorsque l'on cherche à maîtriser son poids.
À l'approche de l'été, nombreuses sont celles qui se lancent dans des régimes draconiens pensant que la clé de la perte de poids réside dans l'élimination du sucre. Pourtant, des recherches menées par l'Université de Sydney, en Australie, indiquent le contraire ! Un régime faible en protéines et riche en glucides pourrait même se révéler plus bénéfique pour le métabolisme qu'un régime restrictif à faible teneur en glucides.
Des glucides, bons pour la santé
Les chercheurs rappellent une vérité fondamentale : il est préférable de manger à peu près de tout, avec modération, plutôt que d'imposer des restrictions qui pourraient nuire à notre organisme sur le long terme. Dans leur étude publiée dans la revue scientifique Cell Reports, ils ont divisé 90 souris en trois groupes, leur attribuant des régimes différents pendant huit semaines avant d'évaluer leurs impacts sur la santé (cholestérol, insuline, poids).
Le premier groupe avait accès illimité à la nourriture, le second suivait un régime hypocalorique à 40 % des apports du groupe précédent, tandis que le troisième expérimentait l'un des trois types de régimes : un pauvre en protéines mais riche en glucides, un contenant des protéines et glucides en proportions égales, et un riche en protéines et pauvre en glucides. Tous ces régimes contenaient 20 % de matières grasses, avec un apport calorique calibré.
Les résultats ont montré qu'à court terme, le régime hypocalorique était associé à une plus grande perte de poids. Cependant, sur le long terme, il était démontré que la consommation de glucides, tout en gérant les apports en protéines, offrait davantage de bénéfices sur la santé. En effet, ce régime particulier a entraîné une augmentation des niveaux d'insuline et une réduction du cholestérol, des résultats significativement meilleurs que ceux des autres régimes.
« Les souris tirent les mêmes bienfaits d'un régime faible en protéines et riche en glucides que d'une réduction calorique de 40 % », résume Stephen Simpson, l'un des principaux auteurs de l'étude. Cette approche démontre qu'il est difficile, à long terme, de maintenir de telles restrictions, avec des conséquences négatives possibles sur la masse osseuse, la libido et la fertilité.
Le message est clair : ne supprimez pas les bons glucides. Pour maintenir une bonne santé tout en évitant une prise de poids, il est préférable de limiter la consommation de produits présentant des sucres raffinés, tels que les sucres et farines blancs, ainsi que les sucres industriels.







