Présent dans de nombreux aliments tels que les steaks végétaux, les compléments ou encore les yaourts, le soja connaît une popularité croissante dans nos régimes alimentaires. Mais doit-on s’en inquiéter ? Examinons quelques idées reçues sur cet aliment.
Idées reçues sur le soja
- Les oestrogènes du soja, un risque hormonal
- Consommation de soja et puberté précoce
- Soja et prévention du cancer du sein
- Digestibilité du soja pour les Occidentaux
Les oestrogènes du soja, un risque hormonal ?
FAUX Les isoflavones que l'on retrouve dans le soja appartiennent à la catégorie des polyphénols, qui se trouvent également dans d'autres végétaux comme les pommes de terre ou les oranges. Ces molécules contribuent à la protection contre les radicaux libres. La croyance que le soja, par son apport en phyto-oestrogènes, pourrait provoquer une « féminisation » des jeunes garçons est infondée. En réalité, la quantité d’isoflavones dans le lait de soja est inférieure à celle trouvée dans de nombreux autres légumes, comme les courgettes.
Consommation de soja et puberté précoce
FAUX Certains prétendent que le soja, consommé durant l'enfance, pourrait accélérer la puberté. Toutefois, les chercheurs attribuent plutôt ce phénomène à une surconsommation de protéines animales. Au Japon, par exemple, où le soja était auparavant courant, le passage à un régime occidental riche en protéines animales a coïncidé avec une avancée de l’âge de la puberté.
Soja et prévention du cancer du sein
VRAI De nombreuses études épidémiologiques indiquent qu'une consommation de soja durant l'enfance et l'adolescence pourrait réduire le risque de développer un cancer du sein plus tard. Cet effet protecteur serait lié à l’activation par les isoflavones d'un gène qui joue un rôle dans la suppression des tumeurs. Les statistiques montrent que les mortalités liées au cancer du sein sont bien plus faibles en Asie par rapport à celles d'autres pays, comme la France, où les taux sont trois fois plus élevés.
Digestibilité du soja chez les Occidentaux
FAUX L'idée que les Occidentaux ne sauraient pas digérer le soja est erronée. Les scientifiques ont prouvé que cette perception ne repose pas sur des bases héréditaires, mais plutôt sur des habitudes alimentaires. Des études sur des immigrés coréens ou japonais montrent que leur santé se rapproche rapidement de celle de leurs homologues américains après avoir abandonné leur régime traditionnel au profit de la cuisine occidentale.







