À partir du 1er avril, les consommateurs de l'Union Européenne pourront mieux s'informer sur l'origine des viandes préemballées, notamment celles de porc, de volaille, d'ovins et de caprins, grâce à un étiquetage désormais obligatoire.
Il n'a pas toujours été simple d'identifier la provenance de la viande que l'on achète au supermarché. Pendant longtemps, seule l'étiquetage du bœuf était obligatoire. Avec cette nouvelle réglementation, les fournisseurs doivent désormais indiquer clairement d'où proviennent ces types de viandes, incluant non seulement les sites d'élevage, mais aussi les lieux d'abattage.
L'origine clairement établie
Les animaux référencés comme « voyageurs », c’est-à-dire ceux qui ne sont pas nés, élevés et abattus dans le même pays, auront leur origine désignée selon l'endroit où ils ont passé « une part substantielle de leur vie ». En ce qui concerne ceux qui sont constamment déplacés, ils seront étiquetés comme ayant été « élevés dans divers pays », qu'ils soient au sein de l'Union Européenne ou ailleurs. À noter que, contrairement à la réglementation pour le bœuf, l'origine de naissance de l'animal ne sera pas indiquée, car cela s'avère trop coûteux et complexe à appliquer, selon la Commission européenne.
Limitations et critiques
Cependant, cette mesure suscite des critiques parmi les associations de consommateurs qui jugent l'initiative incomplète. En effet, les plats préparés ne seront pas tenus de fournir ces informations sur l'étiquetage. Cette omission rappelle le scandale des lasagnes à la viande de cheval survenu en février 2013 et a provoqué l'inquiétude chez de nombreux citoyens et élus européens. En février 2015, le Parlement européen a adopté une résolution encourageant la Commission européenne à faire avancer ce dossier délicat.
Il est également notable que l'Union Européenne, qui se veut autosuffisante et exportatrice de viande, produit chaque année environ 23 millions de tonnes de porc, 13,4 millions de tonnes de poulet et 900 000 tonnes d'ovins et de caprins.







