Une récente étude menée à l'échelle européenne révèle que près de 30 % des étudiants français confessent grignoter tout au long de la journée. Cette tendance, exacerbée par la fatigue, le stress et le manque de lumière, souligne une vulnérabilité particulière face aux pulsions alimentaires. En particulier, les femmes semblent plus sujettes au blues hivernal, ce qui peut les rendre plus enclines à céder aux envies. En France, les étudiants sont en tête de ce phénomène, avec 28 % d'entre eux avouant grignoter régulièrement, contre seulement 12 % pour le reste de la population.
Les comparaisons internationales
Ce phénomène ne se limite pas aux frontières françaises. Les étudiants allemands, par exemple, dépassent leurs homologues français avec 42 % d'entre eux admettant avoir des envies compulsives de sucré ou de salé entre les repas. Ce constat ouvre la question d'une potentielle méconnaissance des recommandations nutritionnelles chez les étudiants.
Grignotage : une habitude à double tranchant
Cela dit, le grignotage semble être davantage une réponse au stress, notamment lors des périodes d'examen, qu'un simple manque d'information sur les enjeux nutritionnels. En effet, environ un tiers des étudiants français se disent conscients des valeurs nutritionnelles des aliments qu'ils consomment. De plus, 66 % des sondés affirment suivre les conseils des nutritionnistes.
Cependant, cette pratique peut rapidement devenir problématique. Un grignotage excessif peut engendrer un cercle vicieux, augmentant les risques de surpoids, de diabète ou de cholestérol. Pour ceux qui peinent à maîtriser ces pulsions, certaines méthodes comme le Swish (s'inspirant de la Programmation Neurolinguistique), la sophrologie ou encore la pleine conscience peuvent apporter une aide précieuse.
*Cette étude a été réalisée dans onze pays européens, incluant la France, auprès de 1 030 participants âgés de 16 à 50 ans et plus.







