un plat simple mais chargé d’histoire a permis de rassembler les dirigeants au sommet du g7.
La gastronomie, souvent liée à la diplomatie et essentielle aux négociations politiques, a occupé une place centrale lors du G7, ce 19 mai à Hiroshima. Les chefs d'État des sept plus grandes puissances économiques se sont réunis autour d'un plat emblématique de la street-food japonaise, l'okonomiyaki. Ce choix culinaire, proposé par le Premier ministre japonais Fumio Kishida, fait résonner l'histoire de la ville, marquée par le cataclysme de la première bombe atomique en 1945.
un plat chargé de sens : l'okonomiyaki
Ce n'est pas un simple hasard si les dirigeants ont été servis avec un okonomiyaki lors du sommet. Cette crêpe salée, cuite sur une plaque en fer, est un incontournable de la street-food japonaise. À Hiroshima, elle est générée par le besoin de reconstruction après la guerre, où la farine envoyée par les États-Unis a été mélangée avec de l'eau pour créer ce plat nourrissant.
chaque pays à sa touche
Signifiant littéralement "ce que vous aimez grillé", l'okonomiyaki s'est révélé être un plat idéal pour illustrer la diversité culturelle présente au sommet. L'Okonomiyaki Academy d'Hiroshima a réinventé ce plat en sept variantes, les adaptant pour rendre hommage à la cuisine des pays membres. La France a ainsi reçu une version inspirée des galettes bretonnes, tandis que l'Italie a présenté un okonomiyaki aromatisé aux pâtes carbonara. Les États-Unis, pour leur part, ont proposé une interprétation inspirée du hamburger.
Ce mets, autrefois symbole de survie pour les habitants de Hiroshima, a été soigneusement choisi pour véhiculer un message de paix, en pleine tourmente géopolitique actuelle.







