L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) met en garde sur les erreurs courantes lors de la cueillette. Deux décès récents soulignent l'importance de connaître la différence entre plantes comestibles et toxiques.
En juin dernier, un homme de 63 ans a perdu la vie en confondant l'œnanthe safranée avec du persil tubéreux de son jardin. Ce n'est pas un cas isolé : un an auparavant, un randonneur avait également succombé après avoir ingéré des feuilles d'aconit prises pour du couscouil. Outre ces tragédies, l'Agence régionale de santé (ARS) Grand-Est a mis en avant plusieurs cas d'intoxications alimentaires, notamment suite à des confusions entre le colchique et l'ail des ours.
S'informer avant de partir en cueillette
Le rapport de l'Anses souligne que les confusions à l'origine des intoxications portent principalement sur les feuilles, les bulbes, et les fruits. Il est essentiel de se renseigner sur les plantes présentes dans la région avant de partir. Les spécialistes recommandent de se faire accompagner par un expert ou de consulter un botaniste pour éviter des erreurs fatales.
Photographier les plantes
Prendre des photos des plantes récoltées s'avère judicieux pour faciliter leur identification par des professionnels en cas de doute ou d'intoxication. Contrairement aux champignons, la consultation d'un pharmacien sur ce sujet peut ne pas être suffisante.
Ne pas mélanger les plantes
Évitez de mélanger différentes espèces dans un même contenant. Cela réduit le risque de confusions en cas d'événement indésirable et permet d'identifier rapidement la plante ingérée.
Si des symptômes d'intoxication apparaissent, rendez-vous chez un médecin sans tarder. Les troubles digestifs peuvent survenir rapidement après l'ingestion, et certaines plantes, comme la digitale ou l'œnanthe, peuvent affecter le rythme cardiaque. La vigilance et la connaissance restent les meilleures protections lors de la cueillette.







