Chaque nouvelle année, beaucoup se lancent dans des régimes restrictifs pour éliminer les excès des fêtes. Cependant, une psychothérapeute met en garde contre cette tendance, soulignant les risques associés aux résolutions alimentaires du mois de janvier.
Vouloir perdre du poids, commencer un régime ou éliminer le sucre font partie des "bonnes résolutions" que nous adoptons souvent dès janvier, lorsque notre corps ressent encore les effets des réjouissances de fin d’année. Sous l’impulsion d’un nouvel élan, nous nous engageons à suivre un régime strict, persuadés que cette année sera celle de la réussite.
Cependant, cette approche n’est pas toujours bénéfique. Selon Fiona Yassin, psychothérapeute britannique, même si un régime peut permettre une perte de poids temporaire, ces résolutions sont souvent difficiles à maintenir et peuvent entraîner des schémas alimentaires néfastes.
Des résolutions souvent vouées à l'échec
Avec ses 25 années d’expérience dans le traitement des troubles alimentaires, Yassin souligne que les régimes restrictifs peuvent être dommageables. Ils entraînent fréquemment l’échec chez ceux qui espèrent une transformation rapide au début de l’année. "En janvier, la pression sociale et médiatique incite les gens à se restreindre pour correspondre à des normes irréalistes, ce qui exacerbe les envies alimentaires et crée un cercle vicieux", explique-t-elle.
Cette dynamique amène souvent à une culpabilité excessive face à un prétendu manque de volonté, alors que le problème réside dans la nature même du régime imposé.
Prioriser l'équilibre sur le poids
Au lieu de se concentrer uniquement sur la perte de poids, Yassin recommande d'orienter les résolutions vers l'équilibre et la santé, sans se fixer d'objectifs de poids. "La culture diététique favorise souvent la minceur, négligeant les aspects essentiels de la santé. Il est préférable d’adopter des habitudes durables et bénéfiques, comme diversifier son alimentation, s’hydrater suffisamment, bouger avec plaisir, ou encore pratiquer la pleine conscience. Ces actions sont bien plus efficaces pour améliorer le bien-être général", conseille-t-elle.







