Une étude récente révèle qu'une hausse de 10 % dans la consommation d'aliments ultra-transformés est liée à une augmentation de plus de 10 % du risque de développer un cancer. Cette recherche, réalisée par des scientifiques de l'Inserm, de l'Inra et de l'Université Paris 13, a suivi plus de 105 000 participants de la cohorte NutriNet-santé pendant deux ans. Durant cette période, 2 228 cas de cancer ont été diagnostiqués, mettant en evidence la corrélation inquiétante entre aliments ultra-transformés et cancer.
Risque accru de cancer du sein
Des études antérieures avaient déjà établi un lien entre la consommation d'aliments ultra-transformés et divers problèmes de santé tels que le cholestérol, le surpoids et l'hypertension artérielle. Cependant, cette étude marque la première fois que le risque général de cancer, et en particulier celui du sein, est mentionné. Les chercheurs insistent sur le fait que "ces résultats doivent être pris comme une première piste d'investigation devant être confirmée par des études complémentaires dans d'autres populations".
Pour approfondir leurs travaux, l'équipe de recherche a lancé de nouvelles investigations sur les additifs alimentaires et leur impact potentiel sur la santé ainsi que sur l'apparition de maladies chroniques.
Qu'est-ce que les aliments ultra-transformés ?
Les aliments ultra-transformés comprennent notamment : les pains et brioches industriels, les barres chocolatées, les biscuits apéritifs, les sodas et autres boissons sucrées aromatisées, ainsi que les nuggets de volaille et de poisson, les soupes instantanées, et divers plats cuisinés congelés ou prêts à consommer, souvent enrichis de conservateurs au-delà du sel, comme les nitrites.
Ce groupe comprend également des produits contenant principalement du sucre, des matières grasses, et d'autres ingrédients non traditionnellement utilisés en cuisine, tels que les huiles hydrogénées et les amidons modifiés.







