S'il y a bien un plat qui a favorisé les échanges entre les dirigeants politiques, c'est celui servi lors du G7 2023.
La gastronomie, souvent un pilier de la diplomatie, a joué un rôle central au G7 le 19 mai à Hiroshima. Les chefs d'État des sept plus grandes puissances économiques ont partagé un repas emblématique, illustrant à quel point la cuisine peut rassembler. Le Premier ministre japonais, Fumio Kishida, a voulu souligner l'importance de ce plat historique dans une ville marquée par la tragédie de 1945, date de la première bombe atomique.
Un plat riche en symbolique : l'okonomiyaki
Les dirigeants ont donc savouré l'okonomiyaki, une crêpe salée cuite sur une plaque chaude, souvent garnie de chou, de nouilles frites, de viande et d'un œuf. Cette spécialité de street-food est emblématique de Hiroshima, où elle a contribué à la reconstruction de la ville après la guerre. En témoignage de résilience, les habitants mélangèrent de la farine offerte par les États-Unis avec de l'eau pour créer un plat nourrissant et accessible.
Un okonomiyaki pour chaque culture
Le mot okonomiyaki signifie littéralement "ce que vous aimez grillé". À cette occasion, l'Okonomiyaki Academy de Hiroshima a créé sept recettes distinctes, chacune représentant un pays membre du sommet. Ainsi, l'okonomiyaki français a évoqué une galette bretonne, tandis que la version italienne s'inspirait des pâtes carbonara, et celle des États-Unis reprenait le principe du hamburger.
Ce plat, longtemps associé à la survie et à la résilience d'Hiroshima, a ici porté un message de paix, en contraste avec les tensions internationales actuelles.







