Olivier Bellin a su s'imposer comme l'un des chefs les plus respectés de sa génération en Bretagne. Distingué par deux étoiles au Guide Michelin pour son établissement, l'Auberge des Glazicks, il a également lancé une chaîne de restaurants street food appelée Mersea. Découvrons son parcours fascinant.
Un parcours culinaire digne d'un grand chef
Né le 8 août 1971 à Quimper, Olivier Bellin est un véritable enfant du pays. Issu d'une famille où la passion de la cuisine s'est transmise de génération en génération, il a vu sa mère et sa grand-mère s'investir dans leur auberge familiale. Bien qu'initialement réticent à embrasser cette vocation, un livre de Joël Robuchon lui a ouvert les yeux et stimulé son ambition de devenir chef.
Il a débuté sa formation au lycée Le Paraclet, où il a été guidé par le chef Jean-Pierre Guillaume. Remportant le concours du Meilleur Jeune Chef de l'Ouest en 1991, il a ensuite entrepris un tour de France à la découverte des meilleures cuisines, travaillant aux côtés de grands chefs comme Jean Coussau et Guy Guilloux, avant de réaliser son rêve, en servant un repas à Joël Robuchon lui-même.
Un chef au parcours accompli
Les années 2000 marquent un tournant dans sa carrière. En 1997, Olivier reprend les rênes de l'Auberge des Glazicks, où il transforme l’établissement en un haut lieu de la gastronomie bretonne. Le soutien d’influents critiques gastronomiques, comme Gilles Pudlowski, a été déterminant pour son succès. Il obtient sa première étoile Michelin en 2005, suivie de sa seconde en 2010.
En parallèle, il se dédie à l'écriture de plusieurs livres culinaire, tout en lançant des projets innovants comme un restaurant à Hong Kong et la création de Mersea, mettant à l'honneur la cuisine de la mer. Olivier ne cesse d'explorer de nouvelles avenues tout en restant ancré dans ses racines bretonnes.
Une cuisine entre tradition et innovation
Passionné par les produits locaux, Olivier Bellin allie tradition et modernité dans ses plats emblématiques. Son approche consiste à faire dialoguer la terre et la mer, tout en mettant en avant des classiques bretons avec une touche personnelle. Par exemple, son chaud froid de chou-fleur met en avant le fromage de chèvre du Menez-Hom, tandis que la langoustine en involtini fait honneur aux ingrédients régionaux revisitée. Ses desserts, comme la glace Carazin, démontrent son savoir-faire et sa créativité.
Malgré un parcours marqué par le succès, la santé d'Olivier l'a contraint à une pause en début 2019, mais il reste résolument optimiste quant à l'avenir. Olivier Bellin aspire à faire de son Auberge des Glazicks un phare de la gastronomie bretonne, rêvant même d'une troisième étoile Michelin.







