À chaque nouvelle saison du Meilleur Pâtissier, de nombreux téléspectateurs remarquent la similarité des candidats. Comment les équipes choisissent-elles ces pâtissiers ? Nous sommes allés à la rencontre de la production.
Chaque année, des profils variés se présentent : mamies gâteaux, étudiants passionnés, papas bons vivants ou jeunes entrepreneurs. Pourtant, il semble que les mêmes types de candidats reviennent régulièrement. S'agit-il d'un phénomène de mode ou d'un choix délibéré de la production ? Nous avons sollicité les équipes en charge du casting pour comprendre leur démarche.
Les étapes de sélection des 16 candidats
Le processus de sélection des pâtissiers amateurs qui participeront à la compétition est minutieux. Plusieurs étapes cruciales sont nécessaires afin d'atteindre la poignée de candidats retenus. Des équipes spécialisées, surnommées casteurs, explorent divers canaux pour dénicher des pâtissiers prometteurs. Cela inclut les candidatures envoyées et les recherches sur les réseaux sociaux.
Vers un casting diversifié
Selon Jérémie Atlan, responsable du divertissement chez BBC Studios France, l'objectif est de refléter la diversité de la population française. "Nous cherchons à représenter tous les coins de France, d’où viennent nos candidats," précise-t-il. Néanmoins, il est important de trouver un équilibre. "Si cette année, il n'y a pas de 'mamie gâteau', nous ne forcerons pas la sélection d'un profil inadapté simplement pour répondre à cette attente."
Parmi les près de 20 000 candidatures, la compétition est rude, mais il reste primordial de privilégier les compétences pâtissières. "Nous valorisons les connaissances techniques plus que les personnalités charismatiques," indique Jérémie Atlan. Parfois, des pâtissiers moins à l'aise devant la caméra, mais avec un potentiel créatif certain, sont également retenus.
Engagement et disponibilité des candidats
Un autre aspect souvent négligé concerne la disponibilité des candidats. Le processus de tournage peut s'étendre sur trois mois. Les participants doivent donc s'organiser pour libérer leur emploi du temps. "Beaucoup demandent des congés sans solde, et ils doivent parfois solliciter des dérogations auprès de leurs établissements d'enseignement," explique Jérémie. Cette contrainte souligne l'importance de l'engagement nécessaire pour faire partie de cette aventure culinaire.







