Le Dr Jimmy Mohamed s'inquiète des dangers liés à la consommation d'aliments ultra-transformés et partage des conseils pour les éviter dans un livre coécrit avec le physico-chimiste Raphaël Haumont.
Selon des recherches du CNRS, environ 80% des produits en supermarché sont classés comme ultra-transformés. Ces aliments sont souvent associés à un risque élevé de développer divers problèmes de santé, notamment des maladies chroniques. Le Dr Mohamed affirme que « ce ne sont plus des aliments, mais des assemblages chimiques ».
Produits à éviter
Dans une interview accordée à Femme Actuelle, il souligne certains produits particulièrement problématiques : « Les saucisses, nuggets ou cordons bleus bas de gamme, souvent fabriqués à partir de viande séparée mécaniquement, sont à proscrire, même pour les animaux de compagnie ! »
Ces aliments ultra-transformés contiennent une forte proportion de graisses saturées, de sucres ajoutés, et d'exhausteurs de goût, qui, cumulés, contribuent aux maladies comme le surpoids, le diabète, et même certains cancers.
Attention aux étiquettes
Les biscuits présentés comme « complets » ou « diététiques » peuvent également être trompeurs. « Souvent, ces produits contiennent plus de sucre et d'additifs que les versions classiques », met en garde le médecin. Pour naviguer dans cette jungle alimentaire, il est essentiel de lire attentivement les listes d'ingrédients. Si des composants inconnus y figurent ou s'il y a trop d'additifs, il s'agit en général d'un aliment ultra-transformé.
Cuisiner pour sa santé
Le Dr Mohamed insiste sur le fait que le problème ne se résume pas à des questions de calories. Les aliments ultra-transformés sont également conçus pour être addictifs, cherchant à atteindre un équilibre optimal entre gras, sucre et sel pour maximiser le plaisir gustatif. Pour transformer ses habitudes alimentaires, il recommande une approche progressive : « Essayez de préparer un repas par jour sans aliment industriel. Remplacez des plats préparés par des recettes maison. » Cuisiner soi-même permet de mieux choisir ses ingrédients et de redécouvrir le plaisir de la nourriture. « Cuisiner n’est pas une perte de temps, c’est un investissement dans sa santé », conclut-il.







