La bonne question. Fraise, menthe, cassis... Si le chewing-gum est l'allié de l'haleine, il n'est pas toujours bon pour notre santé. Décryptage sur la gomme à mâcher.
Qui ne s'est jamais accordé un chewing-gum après un repas ou une pause café ? Bien que rafraîchissant et souvent associé à la convivialité, le chewing-gum connaît une baisse de popularité, avec une chute de 7 % des ventes en 2017, selon l'Institut Nielsen. Cela s'explique en partie par sa réputation de nuisible pour la santé.
Attention aux promesses marketing
Les publicités vanteront souvent les mérites d'une bonne hygiène dentaire grâce au chewing-gum. Pourtant, le Dr Olivier Spatzierer, gastro-entérologue à l'Hôpital américain, met en garde : "Les arguments de santé avancés sont souvent trompeurs. Le chewing-gum n'échappe pas à cette règle, et la réalité scientifique est bien différente."
Par exemple, l'argument du "sans sucre" est censé rassurer le consommateur. Mais comme le souligne l'expert, "95 % des chewing-gums en France utilisent des polyols pour imiter le goût sucré, ce qui peut être difficile à digérer pour certains." Ainsi, céder à la tentation ne serait pas sans conséquences.
Alors, quel est le verdict sur cette friandise ? "Une consommation modérée est acceptable, mais dépasser dix chewing-gums par jour peut engendrer des problèmes de digestion," précise le médecin.
Les impacts sur la digestion
Le premier effet indésirable du chewing-gum réside dans ses complications digestives. Mâcher stimule la production de salive, déclenchant ainsi le processus de digestion. Cependant, l'absence de nourriture à digérer conduit à une confusion pour l'organisme. "Cela peut provoquer de l'aérophagie," explique le Dr Spatzierer.
"Le chewing-gum engendre de l'aérophagie." - Dr Olivier Spatzierer
Mastiquer en excès peut également entraîner une surproduction de salive ingérée avec de l'air, créant des inconforts digestifs et potentiellement des diarrhées, particulièrement en cas de consommation excessive de polyols.
Le piège de la satiété trompeuse
Souvent utilisé pour apaiser la faim, le chewing-gum s'avère être un allié peu fiable. "Il peut certes freiner l'envie de manger grâce à la mastication, mais cela ne fait que retarder la sensation de faim," avertit le Dr Spatzierer, ajoutant que cet effet trompeur entraîne un besoin accru de calories plus tard.
En somme, si le chewing-gum semble inoffensif, sa composition et son impact sur la digestion soulèvent des problèmes qui ne doivent pas être ignorés. Les consommateurs doivent ainsi faire preuve de prudence et évaluer leurs habitudes de consommation.







