La consommation de boissons sucrées est en forte progression parmi la population française. D’après le Baromètre santé nutrition 2008 de l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES), publié le 26 janvier, environ 75,2 % des Français ont consommé au moins une boisson sucrée la veille de l'enquête, comparé à 72 % en 1996. Ce sont surtout les adolescents de 12 à 17 ans, et particulièrement les garçons, qui sont les plus friands de ces produits.
Des habitudes alimentaires préoccupantes
Alors que la consommation de boissons sucrées atteint des niveaux alarmants, d'autres pratiques alimentaires chez les Français sont tout aussi préoccupantes. En effet, seulement 24,3 % des Français respecte la recommandation du Programme national nutrition santé (PNNS) de consommer trois produits laitiers par jour. Cette situation se complique chez les adolescentes, dont la consommation a chuté de 50 % à 39,6 % entre 2002 et 2008.
Les fruits et légumes sous-consommés
Malgré une prise de conscience croissante de l'importance de consommer au moins cinq fruits et légumes par jour, 42,9 % des Français estiment que le prix de ces aliments constitue un obstacle majeur à leur consommation. De plus, 37,1 % d'entre eux pointent du doigt le coût des légumes comme un facteur limitant.
Des avancées notables mais insuffisantes
Le Baromètre met toutefois en lumière des progrès dans d'autres domaines de la nutrition. Les Français ont réduit leur consommation de sel et de matières grasses, avec une diminution notable de l'utilisation de mayonnaise, passant de 23,8 % en 2002 à 14,5 % en 2008. Il a également été observé une baisse de 7 % de la consommation d'alcool entre 1996 et 2008.
Par ailleurs, l’INPES souligne que les Français adoptent de meilleures habitudes en matière de consommation de certains aliments. Environ 70,1 % des sondés déclarent avoir mangé des féculents au moins trois fois la veille de l’enquête, tandis que 82,7 % ont consommé viande, produits de la pêche ou œufs.
Enfin, l’enquête révèle également une tendance croissante à consommer des plats tout prêts, avec 47,3 % des répondants ayant mangé ce type de produits au moins une fois par semaine en 2008, contre seulement 32,2 % en 2002.
Cette étude a été réalisée sur un échantillon de 4 714 personnes âgées de 12 à 75 ans dans plusieurs régions de France, permettant ainsi une analyse interrégionale approfondie.







