Des produits alimentaires souvent remplis d'air : tel est le constat alarmant d'une récente enquête menée par l'association nationale de défense des consommateurs et usagers, la CLCV. Publiée le 22 septembre, cette étude révèle que plus de 250 articles, analysés dans 9 grandes enseignes, présentent des emballages excessifs, empiétant souvent sur les objectifs de la loi anti-gaspillage de 2020.
Un constat inquiétant
La CLCV a mis en lumière que de nombreux produits contiennent jusqu'à 55% d'air dans leurs emballages. Les paquets de ravioles, d'amandes, de granola ou de lardons figurent parmi les pires exemples. Les résultats soulignent une tendance à remplir les emballages juste assez pour que le consommateur puisse voir le contenu, créant ainsi une illusion de quantité tout en laissant un vide conséquent.
Les suremballages, un fléau
L'enquête a également révélé la persistance de suremballages inutiles, notamment dans le rayon des fruits et légumes, où des produits sont souvent entourés de plastique, malgré des réglementations nouvelles. Par exemple, des courgettes en barquette de carton sont encore présentes, posant la question de la nécessité de ces emballages.
Une prise de conscience nécessaire
Face à cette situation, la CLCV recommande des actions tant au niveau des consommateurs que des professionnels. Pour les particuliers, l'adoption de pratiques comme le vrac, l'achat de grands contenants et l'utilisation de contenants réutilisables sont encouragées. Du côté des entreprises, il est proposé de réduire les emballages superflus et de privilégier les matériaux recyclables. En effet, alors que l’acier connaît un taux de recyclage de 100%, le plastique demeure largement en arrière avec seulement 28% de recyclage.







