Le régime alimentaire des Français est jugé acceptable en général, mais un déséquilibre significatif subsiste entre les différents types de lipides. En dépit d'une consommation globale d'acides gras conforme aux recommandations (entre 35 et 40%), le retard dans l'apport d'oméga 3 est préoccupant. Et, paradoxalement, la surconsommation d'acides gras saturés pourrait mettre en péril la santé cardiovasculaire.
Un apport satisfaisant en oméga 6
Le bon côté, c'est que les Français ont un apport suffisant en oméga 6, représentant environ 3,9 % de leur alimentation, proche des 4 % recommandés. Cela s'explique par la présence d'huile de tournesol et d'autres préparations industrielles dans leur alimentation quotidienne. Toutefois, cela ne s'applique pas à la consommation d'oméga 3, insuffisante, qui provient principalement de l'huile de colza et des poissons gras.
Une alerte sur le manque d'oméga 3
Selon une récente étude, une écrasante majorité de 98,8 % des Français souffrent d'une carence en oméga 3. Le ratio idéal entre oméga 3 et oméga 6, qui devrait idéalement être inférieur à 5, s'élève en réalité à 9,6. Le vrai problème est moins l'excès d'oméga 6 que l'insuffisance d'oméga 3. Les experts préconisent d’augmenter la consommation d'oméga 3, notamment présents dans les huiles comme celle de colza et les poissons gras. En plus, les apports en oméga 9 sont également en-dessous des recommandations actuelles.
Comment augmenter son apport en oméga 3
Pour optimiser l'apport en oméga 3, il existe quelques gestes simples à adopter. Notez qu'il est recommandé de viser 2 à 2,5 g d'acide alpha-linolénique (ALA) chaque jour. Pour y parvenir, il suffit de consommer une cuillère à soupe d'huile de colza (1,25 g d'ALA) accompagnée de 5 noix, complétant ainsi les besoins quotidiens. Pour obtenir 250 mg d'EPA et DHA par jour, une portion de 125 g de sardines ou 50 g de saumon est conseillée.
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