Selon une étude menée par l'Observatoire de la qualité de l'alimentation (Oqali), près de la moitié des produits alimentaires industriels contiennent des matières grasses végétales. Malheureusement, parmi celles-ci, l'huile de palme, souvent décrite comme un ajout controversé, se retrouve dans 34 % des aliments examinés.
Composition des produits alimentaires
Oqali a analysé plus de 14 000 produits alimentaires pour évaluer l'impact des reformulations des recettes. Les résultats montrent que les progrès réalisés par l'industrie alimentaire sont bien en deçà des objectifs de santé publique stipulés dans le Plan national nutrition santé (PNNS 2). Ce programme recommande de privilégier des huiles végétales saines, telles que l'huile d'olive et de colza, tandis que l'huile de palme est déconseillée en raison de sa richesse en acides gras saturés, qui augmentent les risques cardiovasculaires.
Étiquettes et méconnaissance
Un problème majeur réside dans la méconnaissance des consommateurs : beaucoup d'étiquettes ne précisent pas quelle matière grasse végétale est utilisée. Parmi les produits analysés, 19 % contenait de l'huile de tournesol, particulièrement présente dans les pizzas surgelées, tandis que 11 % incluaient de l'huile de coprah, souvent utilisée dans les glaces. L'huile de colza est plus courante, représentant 29 % des produits, mais l'huile d'olive, reconnue pour ses vertus nutritives, n'apparaît que dans 9 % des cas.
Recommandations nutritionnelles
Pour une alimentation équilibrée, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation (Anses) recommande d'intégrer 35 à 40 % de lipides dans les apports énergétiques quotidiens, soit environ 75 à 88 grammes sur une base quotidienne de 2000 calories. Elle insiste également sur l'importance de diversifier les sources de matières grasses, en incluant des oméga-3 provenant de poissons gras tels que le saumon et le maquereau.
*Les résultats complets de l'étude sont disponibles dans le rapport Etude des ingrédients – Oqali – Edition 2012.







