La santé de notre intestin est actuellement mise à l'épreuve, notamment à cause de la consommation d'antibiotiques. Des recherches récentes soulignent que le régime alimentaire occidental aggrave cette situation en empêchant la restauration des bactéries bénéfiques.
Il est bien connu que l'alimentation occidentale, riche en sucres et en graisses saturées, mais pauvre en fibres, nuit à l'équilibre de notre microbiote intestinal. Des études montrent que ces choix alimentaires empêchent également le rétablissement des bonnes bactéries et rendent l'organisme plus vulnérable aux infections, comme celle causée par la salmonelle.
dysbiose : un déséquilibre intestinal pénalisant
Le régime dit occidental est caractérisé par une forte consommation de glucides raffinés, de graisses saturées et de protéines animales, tout en négligeant les fibres, les vitamines et les minéraux. En France, une enquête menée par Santé publique France en 2019 a révélé que 89 % des adultes consomment moins de 25 g de fibres par jour, alors que c'est la quantité recommandée. Cette carence, notamment en fibres provenant de céréales complètes et de légumineuses, entraîne ce qu'on appelle une dysbiose, un déséquilibre intestinal qui est exacerbée par la consommation d'antibiotiques.
un régime occidental qui freine la récupération
Dans le cadre des recherches, des scientifiques ont mené une expérience impliquant deux groupes de souris : un nourri avec un régime équilibré (riche en fibres et pauvre en graisses) et l'autre avec un régime occidental. Après un traitement antibiotique, tous les animaux ont reçu des bactéries fécales bénéfiques. Les souris avec un régime sain ont montré une récupération rapide, tandis que celles avec un régime occidental n'ont présenté que peu d'améliorations et étaient plus sensibles à une infection par salmonelle.
« Nous avons été étonnés par l'écart de récupération entre les deux groupes », a déclaré Megan Kennedy, l'une des chercheuses. Cette étude met en lumière l'urgence d'ajuster nos habitudes alimentaires afin de favoriser un microbiote intestinal robuste et de réduire les risques d'infections.







