Bien que certains aliments ultra-transformés soient à éviter, d'autres pourraient être consommés sans inquiétude. Le professeur Giles Yeo, chercheur à l'Université de Cambridge, livre son avis sur des produits que des millions de personnes consomment quotidiennement.
De plus en plus ciblés par les spécialistes en nutrition, les aliments ultra-transformés représentent près d'un tiers de nos apports caloriques quotidiens selon l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Cependant, des études révèlent que leur consommation élevée pourrait accroître le risque de troubles métaboliques, tels que surpoids, diabète, et hypertension.
En dépit de cela, certains chercheurs mettent également en lumière les liens potentiels entre ces produits et divers problèmes de santé, allant du cancer à des troubles dépressifs. En attendant des conclusions plus précises, Inserm recommande de privilégier les repas faits maison tout en limitant les aliments transformés.
Quels produits sont concernés ?
On qualifie d'aliment ultra-transformé tout produit conditionné dans un emballage plastique et contenant au moins un ingrédient non courant en cuisine. Souvent élevés en sucres, matières grasses et sels ajoutés, ces produits présentent souvent une carence en nutriments.
Cependant, quelques experts, comme le professeur Yeo, insufflent une approche plus nuancée. Dans un podcast, il met en garde contre une condamnation systématique des aliments ultra-transformés.
Des exceptions à la règle
L'universitaire souligne que le terme « aliments ultra-transformés » est trop vague. Il pointe du doigt des cas comme des yaourts nature agrémentés de confiture, qui automatiquement classés comme transformés, ne sont pas comparables à d'autres aliments industriels comme des barres chocolatées ou des sodas.
Yeo aborde également le pain de supermarché, souvent décrié. Selon lui, même s'il est critiquable, sa composition est principalement à base de farine, sel, levure et eau, et il n’est peut-être pas aussi nuisible qu'on l'affirme couramment.
Il conclut en soulignant qu'il est essentiel de ne pas diaboliser l'ensemble des aliments transformés, tout en conseillant de réduire leur consommation. Une approche équilibrée pourrait mieux apprécier leur place dans notre régime alimentaire.







