Notre alimentation a une influence directe sur notre santé, notamment sur notre cerveau. Selon le Dr Joel Salinas, neurologue à NYU Langone Health, « notre cerveau est un organe exigeant, nécessitant des nutriments spécifiques pour fonctionner efficacement ». L'impact des boissons sur notre santé cognitive, tant à court qu'à long terme, mérite une attention particulière.
Dans cet article, nous allons explorer les trois catégories de boissons à éviter pour préserver la santé cérébrale, ainsi que des conseils réputés par des spécialistes.
1. Les sodas « light »
Beaucoup choisissent des sodas allégés, comme le Coca Zéro, pour éviter les calories, mais l'aspartame contenu dans ces boissons mérite d’être mis en garde. En 2023, l'Organisation mondiale de la santé a classé cette substance comme « peut-être cancérogène pour l'homme » (Groupe 2B). Les recherches indiquent également un lien entre les sodas artificiellement sucrés et un risque accru d'AVC et de démence.
Le Dr Mill Etienne souligne que les études montrent que l’aspartame pourrait altérer la flore intestinale, ce qui aurait des conséquences sur la santé cérébrale. Cette substance serait également liée à une diminution de neurotransmetteurs essentiels, comme la dopamine et la sérotonine, qui régulent notre activité cérébrale.
2. Les jus de fruits
Les jus de fruits peuvent paraître sains, mais attention aux sucres ajoutés. Une étude récente révèle que les personnes âgées consommant trop de sucre ont un risque accru de développer une démence. Les sucres présents dans les jus de fruits, comme le fructose et le saccharose, favorisent l'inflammation et le stress oxydatif, des facteurs néfastes pour le cerveau.
Le Dr Salinas recommande de privilégier des jus de fruits 100 % naturels et sans ajout de sucre, et de consommer des fruits entiers riches en fibres, qui sont bien meilleurs pour le maintien d'une bonne santé cognitive.
3. L’alcool
Une étude de 2022 a révélé que même une consommation modérée d'alcool, une à deux boissons par jour, peut entraîner une réduction du volume cérébral, particulièrement dans les zones liées à la cognition. Les effets immédiats de l'alcool sont également préoccupants, pouvant perturber la régulation des neurotransmetteurs et induire des troubles de la pensée.
Bien que l'alcool puisse avoir un effet anxiolytique à court terme, il est généralement considéré comme dépressogène. Le Dr Jasmin Dao avertit que le vin rouge, à cause de sa composition chimique, peut intensifier l'anxiété, tandis que les cocktails peuvent provoquer des variations de la glycémie, contribuant à des sentiments d'anxiété. La bière pourrait être la meilleure option, à condition d'être consommée avec modération.







